sentiments verdoyants

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 ThÈme du mOis !!

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Driss Boudhan
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Mar 1 Sep - 15:23

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hanane9
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Mar 1 Sep - 17:43

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hanane9
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Mar 1 Sep - 18:00

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hanane9
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Mar 1 Sep - 18:12

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Driss Boudhan
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Mar 1 Sep - 19:05

Documents intéressants!
Merci Youssef!!
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chennOufmed
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Mar 1 Sep - 21:07



I Can Wade Grief


I can wade Grief—
Whole Pools of it—
I'm used to that—
But the least push of Joy
Breaks up my feet—
And I tip—drunken—
Let no Pebble—smile—
'Twas the New Liquor—
That was all!

Power is only Pain—
Stranded, thro' Discipline,
Till Weights—will hang—
Give Balm—to Giants—
And they'll wilt, like Men—
Give Himmaleh—
They'll Carry—Him!


Emily Dickinson
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chennOufmed
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Mar 1 Sep - 21:11

chennOufmed a écrit:


I Can Wade Grief


I can wade Grief—
Whole Pools of it—
I'm used to that—
But the least push of Joy
Breaks up my feet—
And I tip—drunken—
Let no Pebble—smile—
'Twas the New Liquor—
That was all!

Power is only Pain—
Stranded, thro' Discipline,
Till Weights—will hang—
Give Balm—to Giants—
And they'll wilt, like Men—
Give Himmaleh—
They'll Carry—Him!


Emily Dickinson

Summary and Analysis of "I can wade Grief --"

This poem opens with the speaker’s declaration that she “can wade Grief –,“ that is, she is used to pain (“I’m used to that –“) and so has no problem getting through it, and surviving it, even large amounts of it (“Whole Pools of it –“). But surprisingly, even only a small amount of happiness (“But the least push of Joy”) makes her metaphorically stumble (“Breaks up my feet –“) and fall (“And I tip – drunken –“).

She tells the pebbles—that is, the witnesses to this fall—not to mock her (“Let no Pebble – smile –“), for it is just that she has no tolerance for the alcohol of happiness, not having had any experience with it (“’Twas the New Liquor – That was all!”). She then explains that power can come only from pain (“Power is only Pain –“) that is intentionally isolated (“Stranded, thro’ Discipline”) and used, like weights in physical training, as resistance (“Till Weights – will hang –“).

She claims that if you give medicine or anything soothing or helpful to giants (“Give Balm – to Giants”), they will become as weak as normal humans (“And they’ll wilt, like Men –“), but if you give them a mountain (“Give Himmaleh –“), that is, a challenge, they will rise to it and show their greatest strength (“They’ll Carry – Him!”). This metaphor says that happiness only makes people weak, while pain and hardship allow their greatest strength to shine through.


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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Mer 2 Sep - 0:14

L'héautontimorouménos


Je te frapperai sans colère
Et sans haine, comme un boucher,
Comme Moïse le rocher !
Et je ferai de ta paupière,

Pour abreuver mon Saharah,
Jaillir les eaux de la souffrance.
Mon désir gonflé d'espérance
Sur tes pleurs salés nagera

Comme un vaisseau qui prend le large,
Et dans mon coeur qu'ils soûleront
Tes chers sanglots retentiront
Comme un tambour qui bat la charge !

Ne suis-je pas un faux accord
Dans la divine symphonie,
Grâce à la vorace Ironie
Qui me secoue et qui me mord ?

Elle est dans ma voix, la criarde !
C'est tout mon sang, ce poison noir !
Je suis le sinistre miroir
Où la mégère se regarde.

Je suis la plaie et le couteau !
Je suis le soufflet et la joue !
Je suis les membres et la roue,
Et la victime et le bourreau !

Je suis de mon coeur le vampire,
- Un de ces grands abandonnés
Au rire éternel condamnés,
Et qui ne peuvent plus sourire !



Charles Baudelaire
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Mer 2 Sep - 0:19

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Jayshree
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Mer 2 Sep - 4:16

Merci Michelle pour les paroles...
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Jayshree
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Mer 2 Sep - 4:18

Et aussi pour le lien... c'est intéressant...Merci encore Michelle...
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chennOufmed
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Mer 2 Sep - 20:12

You desire to know the art of living, my friend? It is contained in one phrase: make use of suffering.

(Henri-Frederic Amiel)

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chennOufmed
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Mer 2 Sep - 20:14

The significant element that is common to Rivera, Siqueros, Picasso, Pollock, Van Gogh and Frida Kahlo is the expression of pain.


(Bill Cannon)

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ami chama
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Jeu 3 Sep - 4:52


Tout à fait vrai , cher ami! Effectivement, si les moments de joie (qui sont
généralement brefs,occasionnels) nous unissent,la douleur, la peine le font
de manière plus forte et plus profonde car si la joie s'efface facilement,la
douleur,la souffrance durent longtemps, laissent des traces profondes parce
qu'elles s'infiltrent au plus profond du corps et de l'âme.

très bonne journée
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Jeu 3 Sep - 7:50

Si la souffrance contraint à la créativité, cela ne signifie pas qu'il faille être contraint à la souffrance pour devenir créatif.

Boris Cyrulnik
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Jeu 3 Sep - 8:03

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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Sam 5 Sep - 14:57

Un thème d'une importance très singulière..Merci bien cher ami Mohammed..je pense au roman de Goethe "les douleurs de Werter" ..et je pense aussi à toute l'oeuvre de Shakespeare

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chennOufmed
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Sam 5 Sep - 18:14

merci mon cher ami abdennacer..
oui tu as raison,ce thème nous fait penser à l'oeuvre de shakespeare, The Sorrows of Young Werther et Faust de Goethe et presque tous les chefd'ouvres des grands artistes ( romanciers, poètes et autres) trouvent leurs racines dans la souffrance ou ils sont trempés dans la souffrance...comme le cas de Don Quixote de Cervantes....

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chennOufmed
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Sam 5 Sep - 18:19

et pour ceux qui veulent telecharger et lire The Sorrows of Young Werther ( les douleurs de werther ) en anglais, voici le lien

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Jayshree
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Sam 5 Sep - 21:09

Un grand merci cher ami Chennoufmed pour ce lien...
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Jayshree
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Sam 5 Sep - 21:11

Le thème du mois me fait penser à Majnoune-Laila qui a beaucoup écrit en souffrant d'amour
.
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chennOufmed
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Dim 6 Sep - 21:10

sure dear jayshree..all his poetry was but a continuous onrush of hot tears due to his forlorn love for layla...thank you!

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chennOufmed
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Dim 6 Sep - 21:24


On Poetry
and Pain


by David Radavich

Red Smith once said, “Writing is easy. All you do is sit down and open a vein.” This deliciously ironic statement hints at the intimate connection not only between writing and the body but also between the creative imagination and pain. Pain comes in all varieties and intensities, and psychic anguish can often prove more debilitating than physical ailments or wounds. Plenty of evidence testifies to the close bond between pain and giving birth to the creative arts: “To write . . . because it is an endless beginning, a constantly new first time, like intercourse or pain” (Gánther Kunert). In important ways, pain feeds and sustains human creativity. Making art involves, in quintessential ways, living at close psychic quarters with sacrificial human experience.

Susan Rubin Suleiman’s Exile and Creativity details many of the interconnections between suffering experienced in the twentieth century and its fertilizing effects on the imagination: “Ultimately, is not every poet or ‘poetic’ (exploring, rigorous) novelist an exile of sorts, looking in from outside onto a bright, desirable image in the mind’s eye . . . ?” In a similar vein, Czeslaw Milosz, who has written so sharply and poignantly of war and cultural dislocation, said in a recent interview, "The experience of exile is very difficult. It's an experience of isolation. . . . But if one can survive . . . it's good to have behind you such an experience." Anyone attuned to nuance, shadow, and the intricacies of emotion and thought will necessarily recoil from much that happens in the world every day. But what actually drives so many to write? The inner propulsion of pain, the desire for alleviation, and the hope for transfiguration into some form that will or can sustain us.

It can also be said that pain brings writers together with readers, since readers frequently resort to reading as an escape from mundanity or outright distemper or angst. Poetry serves this function particularly well, as poets seem of all writers most attuned to psychic disturbances, and readers turn to poetry most often in times of great emotional turmoil for solace, uplift, and renewal. This is not say we enjoy the woundedness that undergirds much reading and writing. Rather, the pain of human life finds its expression and transmutation in the arts, which—far from being inutile aesthetic excrescences of modern life—function on this level to acknowledge and heal the agonies of a given culture.

We would do well, therefore, to examine the ways in which pain informs and sustains quality writing and the current relation of American poets to it. Resurrecting and transmuting a long-since forgotten mediaeval idea, one could say that good reading and writing are in some special degree “purchased by” pain and that artists serve as the “purchasers” of a given culture, whose sacrifice ennobles and renders pain useful and transformative for all those in touch with it. William James finds in the saint “positive pleasure in sacrifice and asceticism, measuring and expressing as they do the degree of his loyalty to the higher power.” The idea of emotional or spiritual exchange arises from mythic foundations, specifically the sacrifice tradition in which a wounding gift of self paradoxically provides nourishing and fecund bounties. Frazier’s ceremony of “Carrying out Death” in The Golden Bough is accompanied by “bringing in Summer, Spring, or Life.”

If artists and writers truly function as the purchasers of pain in the society of their birth or residence, one may enquire about the kinds of pain purchased and the resulting benefits. Not much need be said of actual physical pain, which has produced its share of significant literary works. Indeed, one contemporary journal, Mediphors, devotes itself exclusively to literary works and photography related to medicine and health, including pain, surgery, disease, and recovery. Audre Lord’s cancer poems forthrightly discuss her loss of a breast due to cancer and the politics of gender and health. Other kinds of pain have predominated over the centuries, including romantic loss, alienation from God, self-disgust, and a whole host of afflictions that originate in being human and having an intense consciousness of the enticements, impossibilities, and frustrations of everyday life. These necessarily find their way into our literature, which serves to express and embody our collective pain and our struggles toward resurrection.

The pain experienced by artists is legendary, especially among poets. The United States has a long and by now nearly mythic tradition of poetic suicides and near-suicides among its great writers—Hart Crane, Sylvia Plath, Anne Sexton, and John Berryman among them. Inclusion of those who abused alcohol or drugs or isolated themselves into near-oblivion—Emily Dickinson, Delmore Schwarz, James Dickey, William Matthews—would swell the ranks considerably. To fundamentally pragmatic Americans, such a record indicates that poets are simply people who can’t cope, outdated versions of Thomas Love Peacock’s “semi-barbarians.” Despite the insanity and death in poverty of writers like Nikolaus Lenau, or the demise of Alexander Pushkin, who died in a duel, not to mention Goethe’s fictional young Werther, who initiated a whole generation of romantic suicides, America nonetheless appears to lead the world in the number of actual suicides by poets, at least in this century.

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Driss Boudhan
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Mar 8 Sep - 13:10

Résumé de "la souffrance du jeune Werther" de Goethe:

La plus grande partie de l'action est racontée sous forme de lettres que Werther adresse à son ami Wilhelm Humml.

Werther, le jeune homme qui ignore encore ce qu'il souhaite faire de sa vie, fuit la ville en s'installant dans un petit village bourgeois décrit sous le nom de « Wahlheim » ou « W ». (en allemand chez-soi choisi). Là, il aime à se promener dans la nature où il s'exerce à l'art du dessin, puisqu'il se considère comme un artiste. Un jour, il est invité à un bal, au cours duquel il rencontre Charlotte (Lotte), fille de notables, qui, depuis la mort de sa mère, s'occupe de ses huit frères et sœurs. Werther sait dès le départ qu'elle est fiancée ; cependant, il n'en tient pas compte et tombe immédiatement amoureux d'elle. Durant le bal, un orage éclate. Ils pensent tous deux au même poème de Klopstock et prennent conscience de leurs profondes affinités. A partir de ce moment, Werther et Lotte passent beaucoup de temps ensemble.

Quand Albert, le fiancé de Lotte, revient d'un voyage d'affaires, les sentiments de Werther ont changé progressivement. La présence du fiancé lui fait prendre conscience que son amour est sans espoir. Bien qu'Albert soit un homme sympathique et bon, les rapports entre lui et Werther restent tendus. Lorsque Werther réalise enfin qu'il ne pourra pas approfondir sa relation amoureuse avec Lotte, il quitte la ville pour prendre ses distances. Werther travaille pendant un temps chez un ministre, mais la pédanterie et l'étroitesse de l'étiquette détruisent tous ses espoirs. Il ne peut s'identifier à la couche sociale supérieure et à la vie des nobles. Déçu, il rentre à la ville de W. Entre-temps, Lotte et Albert se sont mariés.

Quand Werther rend visite à Lotte un soir peu avant Noël en l'absence d'Albert et lui lit un passage d’Ossian, il se laisse emporter par ses sentiments, enlace Lotte et l'embrasse. Cependant Lotte se dégage de l'étreinte de Werther et lui dit qu'elle ne veut plus le revoir jusqu'au jour de Noël (dans 4 jours). Après cet événement, Werther est en proie au désespoir. Il écrit une lettre d'adieu, emprunte les deux pistolets d'Albert, prétextant un voyage, et se tue. Le lendemain matin, il est retrouvé gravement blessé, dans son habit caractéristique bleu et or : il meurt finalement aux alentours de midi. Le livre Emilia Galotti de Lessing est resté ouvert sur son pupitre. Werther s'étant suicidé, il n'aura pas droit à un enterrement chrétien.


Source:Wikipédia

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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Mar 15 Sep - 15:07


SUFRIMIENTO.

Se encuentra en las calles,
impregna el aire,
embarga nuestra alma.

Miseria personal,
verdad única,
imágenes privadas...

El dolor es una imposición
de la que no hay escape,
sin un pequeño resquicio de libertad.

Puedo maldecir o suplicar,
pero no puedo elegir entre sufrir
o no sufrir,
esta alternativa me la has vedado.

Mi sufrimiento es algo extraño...
desesperadamente indeseable,
y sumamente intenso,
con momentos de locura
suicidio y enajenación.

Mi sufrimiento es completamente privado,
ignorado por todos,
excepto por mí,
lo soporto con vergüenza,
es mi torpeza en el vivir.

Puedo elegir entre vivir o morir
pero prefiero no hacerlo
quiero creer más bien que tengo que vivir.


Ofelia Balderas Gallegos.











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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Mer 16 Sep - 5:33

NUIT DE L'ENFER ... ARTHUR RIMBAUD


J'ai avalé une fameuse gorgée de poison. - Trois fois béni soit le conseil qui m'est arrivé ! - Les entrailles me brûlent. La violence du venin tord mes membres, me rend difforme, me terrasse. Je meurs de soif, j'étouffe, je ne puis crier. C'est l'enfer, l'éternelle peine ! Voyez comme le feu se relève ! Je brûle comme il faut. Va, démon !
J'avais entrevu la conversion au bien et au bonheur, le salut. Puis-je décrire la vision, l'air de l'enfer ne souffre pas les hymnes ! C'était des millions de créatures charmantes, un suave concert spirituel, la force et la paix, les nobles ambitions, que sais-je ?
Les nobles ambitions !
Et c'est encore la vie ! - Si la damnation est éternelle ! Un homme qui veut se mutiler est bien damné, n'est-ce pas ? Je me crois en enfer, donc j'y suis. C'est l'exécution du catéchisme. Je suis esclave de mon baptême. Parents, vous avez fait mon malheur et vous avez fait le vôtre. Pauvre innocent ! - L'enfer ne peut attaquer les païens. - C'est la vie encore ! Plus tard, les délices de la damnation seront plus profondes. Un crime, vite, que je tombe au néant, de par la loi humaine.
Tais-toi, mais tais-toi !... C'est la honte, le reproche, ici : Satan qui dit que le feu est ignoble, que ma colère est affreusement sotte. - Assez !... Des erreurs qu'on me souffle, magies, parfums faux, musiques puériles. - Et dire que je tiens la vérité, que je vois la justice : j'ai un jugement sain et arrêté, je suis prêt pour la perfection... Orgueil. - La peau de ma tête se dessèche. Pitié ! Seigneur, j'ai peur. J'ai soif, si soif ! Ah ! l'enfance, l'herbe, la pluie, le lac sur les pierres, le clair de lune quand le clocher sonnait douze... le diable est au clocher, à cette heure. Marie ! Sainte-Vierge !... - Horreur de ma bêtise.
Là-bas, ne sont-ce pas des âmes honnêtes, qui me veulent du bien... Venez... J'ai un oreiller sur la bouche, elles ne m'entendent pas, ce sont des fantômes. Puis, jamais personne ne pense à autrui. Qu'on n'approche pas. Je sens le roussi, c'est certain.
Les hallucinations sont innombrables. C'est bien ce que j'ai toujours eu : plus de foi en l'histoire, l'oubli des principes. Je m'en tairai : poètes et visionnaires seraient jaloux. Je suis mille fois le plus riche, soyons avare comme la mer.
Ah ça ! l'horloge de la vie s'est arrêtée tout à l'heure. Je ne suis plus au monde. - La théologie est sérieuse, l'enfer est certainement en bas - et le ciel en haut. - Extase, cauchemar, sommeil dans un nid de flammes.
Que de malices dans l'attention dans la campagne... Satan, Ferdinand, court avec les graines sauvages... Jésus marche sur les ronces purpurines, sans les courber... Jésus marchait sur les eaux irritées. La lanterne nous le montra debout, blanc et des tresses brunes, au flanc d'une vague d'émeraude...
Je vais dévoiler tous les mystères : mystères religieux ou naturels, mort, naissance, avenir, passé, cosmogonie, néant. Je suis maître en fantasmagories.
Écoutez !...
J'ai tous les talents ! - Il n'y a personne ici et il y a quelqu'un : je ne voudrais pas répandre mon trésor. - Veut-on des chants nègres, des danses de houris ? Veut-on que je disparaisse, que je plonge à la recherche de l'anneau* ? Veut-on ? Je ferai de l'or, des remèdes.
Fiez-vous donc à moi, la foi soulage, guide, guérit. Tous, venez, - même les petits enfants, - que je vous console, qu'on répande pour vous son coeur, - le coeur merveilleux ! - Pauvres hommes, travailleurs ! Je ne demande pas de prières ; avec votre confiance seulement, je serai heureux.
- Et pensons à moi. Ceci me fait peu regretter le monde. J'ai de la chance de ne pas souffrir plus. Ma vie ne fut que folies douces, c'est regrettable.
Bah ! faisons toutes les grimaces imaginables.
Décidément, nous sommes hors du monde. Plus aucun son. Mon tact a disparu. Ah ! mon château, ma Saxe, mon bois de saules. Les soirs, les matins, les nuits, les jours... Suis-je las !
Je devrais avoir mon enfer pour la colère, mon enfer pour l'orgueil, - et l'enfer de la caresse ; un concert d'enfers.
Je meurs de lassitude. C'est le tombeau, je m'en vais aux vers, horreur de l'horreur ! Satan, farceur, tu veux me dissoudre, avec tes charmes. Je réclame. Je réclame ! un coup de fourche, une goutte de feu.
Ah ! remonter à la vie ! Jeter les yeux sur nos difformités. Et ce poison, ce baiser mille fois maudit ! Ma faiblesse, la cruauté du monde ! Mon Dieu, pitié, cachez-moi, je me tiens trop mal ! - Je suis caché et je ne le suis pas.
C'est le feu qui se relève avec son damné.
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Ven 18 Sep - 21:15



المعاناة الخالدة أو الإبداع في حضرة الألم




١٨ كانون الأول (ديسمبر) ٢٠٠٧بقلم إبراهيم مشارة

لاشئ يجعلنا عظماء غير ألم عظيم " ألفريد دي موسيه


الألم كظاهرة جمسانية أو نفسية مظهر من مظاهر النقص في الكائن البشري وآية عدم سويته إنه يصيب الإنسان بالعجز ويحسسه بانسحاقه وبعدم قدرته على مزاولة حياته اليومية كغيره من بني جنسه. وسواء أكان الألم جسديا أو نفسيا فإنه يلقي بظلاله الشاحبة على عالم اللاوعي ويمسح بكآبته على سراديب الروح فيحس الفرد بنقصه وربما عدم كفاءته -على الأقل- في ممارسة الحياة العادية كعامة الناس. ولأن الإنسان أناني بطبعه، وغريزة البقاء متأصلة فيه تأصل خلاياه وأنسجته ولأن الموت والنسيان هما خصماه اللدودان، فإنه يسعى لاستكمال ذلك النقص المتجلي في المعاناة بضربيها الجسدي والنفسي بالتطلع إلى عوالم لا يرقى إليها الأشخاص العاديون وبالتحليق في سماوات تقصر مدارك الناس عنها إنه اللاوعي يقاوم الفناء ويؤكد خصوصية الذات ويستنبت بذور البقاء، ويشفي الغليل -غليل نفس مهما كانت إنسانية- فهي حاقدة على الصحة الموفورة والإتزان النفسيى للجماعة -القطيع- ولهذا كان شاعرنا الكبير المتنبي على حق حين قال:

ذو العقل يشقى في النعيم بعقله
وأخو الجهالة في الشقاوة ينعم

وإذا كان فرويد يفسر الإبداع على أنه التحول في الليبدو فإن كارل جوستاف يونغ السويسري يفسره على أنه إحساس بالدونية ومن ثمة التسامي -عن طريق الإبداع- بهذه الذات إلى الظهور في مستوى الناس العاديين بله والتفوق عليهم والإستعلاء على مداركهم وطموحاتهم. وقد كانت العرب على حق حين قالت كل ذي عاهة جبار وهو قول علمي أكثر منه أدبي مضمونه جمع بين الفلسفة والعلم، وترك لعقل القارئ تحليل هذا القول واستقصاء جزئياته لإدراك مرامية البعيدة التي شرحناها من الوجهة النفسية والوجودية في بداية المقال. وفي أدبنا العربي قديمه وحديثه مبدعون كبار –نثار وشعراء- ينسحب عليهم هذا القول وذلك التحليل المقدم آنفا. لقد كان الألم مهمازا للقريحة، ووقودا للسير في طريق الإبداع والخلود وأجنحة حلق بها أصحابها في عوالم الفكر والشعور، ومعارج عرجت بهم إلى قمة الأولمب بين أقدام أبولون فباركها بأن منحها الخلود ومنح إبداعها إكسير البهاء والبقاء. والعجيب في أدبائنا الشعراء والكتاب المتألمين كانوا كالشهب في سماء الخلق الفني أضاءوا إضاءات سريعة واختفوا عن الوجود لم يثبتوا ثبات النجوم حتى ليملها الرائي، فقد كانت حياتهم قصيرة كان الألم والنشيج والأنين حجر الزاوية فيها، وأشد ما يلفت في الشهاب سرعة حركته واندفاعه في السماء وشدة ضيائه الذي يكاد يخطف الأبصار ويكسف ماحوله من نجوم عتيقة. وكذلك كانت حياة هذا النفر من الأدباء ولعل شاعرنا الصداح فوزي المعلوف ( 1899/ 1930) خير من يمثل هذه الفئة وهو إن لم يصبه الداء العياء في صدر شبابه، بل كان مثالا للصناعي الناجح في البرازيل والغني المتألق الوسيم، ولكن معاناته كانت نفسية وجودية رأت الحياة بمنظار أبي العلاء، وتشربت معاني رباعيات الخيام فبدا لها الوجود غفوة والموت صحوة والمال والبنون والصحة والوسامة مظاهر خداعة تتستر على هاوية العدم وقاع الفناء، وعانى هذا الشاعر من النفاق والرياء والكذب والغرور والحسد تلك الصفات المميزة للانسانية في ملمحها العام اسمعه يقول:

من يمت ألف مرة كل يــــــوم

وهو حي يستهون الموت مره

تعب كلها الحياة وهـــــــــــــــذا

كـل مـاقال فيلسوف المــــعره

واقرأ معي هذا المقطع الذي تجد فيه الشاعر قد نفذ إلى لباب الوجود
حسب رأيه- فإذا هو الزوال والفناء

نـظرت وردة إلـي وقـالت

أنت مثلي في الكون للكون كاره

ويـح نفسي مـن الربيع ففيــــــــه

أجتـنى بـين آسـه وبـهـــــــــــاره

ومن الصيف فهو يحرق أكمامي

علـى رغـمها بـلفحة نـــــــــــــاره

والـنسيم البـليل هــــــــــــل هو إلا

قـاتلي بـين وصـــــــــــــله ونفاره؟

يتصابـى حـتى أســـــــلمه نفسي

فـيجفو والـعطر مـــــــــلء إزاره

وكان آخر ما نظم هذا الشاعر

مرحبا بالعذاب يلتهم العي

ن التهاما وينهش القلب نهشا

مشبعا نهمة إلى الدم حرى

ناقعا غلة إلى الدم عطــــشى


وقد خاطب قلمه أجمل خطاب مرة

يايراعي مازلت خير صديق

=لي منذ امتزجت بي وستبقى

باسما من سعادتي حين أهنا

باكيامن تعاستي حين أشقى



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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Sam 19 Sep - 12:25


مساء الخير العزيز شنوف

أشكرك كثيرا على إغنائك موضوع الشهر بهذا النص الغني الشيق الذي استمتعت
بقراءته لتحليله الدقيق,العميق ونظرة صاحبه ذات البعد الإنساني و النفسي و الوجودي.
شدتني كذلك قدرة الكاتب إبراهيم مشارة على تعرية النفس البشرية بواقعية جريئة.

شكرا ثانية
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Sam 19 Sep - 20:58



Un texte d’Eugène Michel

La souffrance


Si le développement individuel consiste à franchir les différentes étapes du développement collectif grâce à la dynamique imitation / exploration, des apports spécifiques à chaque étape sont nécessaires : matériaux de construction, modèles et méthodes, éléments de protection. Cet approvisionnement tout au long de la vie se révèle complexe et délicat. Il se conforte par l’acquisition de la fonction d’échange et par l’élargissement progressif du champ relationnel afin de dépendre le moins possible d’un environnement limité.
Dans un tel contexte, on peut dire que la souffrance d’un individu résulte d’un manque ou d’un excès dépassant un certain seuil de tolérance par rapport aux besoins. On met le plus souvent l’accent sur les manques, mais il faut bien considérer que les excès d’apports, qu’ils soient affectifs ou matériels, présentent des dangers comparables.
Cependant, excès et manques sont inhérents à l’existence. Et le dépassement des seuils engendrant une souffrance peut être vécu de façon suffisamment limitée et brève pour qu’un enseignement soit tiré sans mise en jeu de l’existence. C’est lorsque les manques ou les excès mettent en péril le corps ou paraissent compromettre son avenir, que la souffrance devient insupportable.
À moins du pire - le renoncement -, l’être recherche les moyens d’éliminer toute souffrance. Il va chez le dentiste s’il a mal aux dents, il se repose pour annuler la fatigue, il s’éloigne des personnes agressives, il se rebelle pour trouver ses marques, etc. Un traumatisme peut survenir - c’est-à-dire une souffrance récurrente nécessitant une thérapie - si les excès ou les manques surgissent de façon paroxystique ou s’ils s’installent durablement. Les souffrances non résolues, en particulier celles de la première enfance, ont des conséquences persistantes sur l’adolescent ou l’adulte en l’empêchant de vivre positivement l’instant présent et de se projeter vers l’avenir d’une façon plus ou moins conforme aux attentes de la communauté d’origine ou d’accueil.
La créativité artistique


La vie résulte de la constitution d’un intérieur en relation avec un extérieur. L’enveloppe qui crée cette séparation intérieur-extérieur produit notre dualité originelle. L’intérieur se différencie de l’extérieur en établissant le principe des apports-exports à travers une frontière. Aussitôt, carences et excédents deviennent la règle. Toute l’histoire collective résulte d’une lutte contre les manques et les surplus. Dans un premier temps, c’est le hasard qui fait émerger des aptitudes plus efficaces pour cette lutte, mais bientôt la créativité apparaît. Nous dirons que la créativité est la recherche active de nouveauté pour échapper aux pénuries et aux excès matériels ou affectifs.
Mais, produire au hasard n’importe quel objet, juxtaposer n’importe quoi n’importe comment, ne génère aucune créativité. La créativité survient lorsque le rapprochement d’au moins deux éléments différents façonne un ensemble qui prend du sens. Le plus souvent la créativité résulte de l’injection signifiante d’un domaine inhabituel à l’intérieur d’une pratique conventionnelle.
Avec la libération de la main, les primates inventent des outils ; la complexification de la parole chez les humains génère la narration ; la logique se construit à partir de l’invention du dessin et de l’écriture. En Occident, l’invention de l’imprimerie inaugure la généralisation de la recherche créative pour échapper aux pénuries. Bientôt, les beaux-arts s’émanciperont de la créativité artisanale. On peut dire que l’enfance de la créativité artistique moderne en Occident s’échelonne de la Renaissance au XIXe siècle, tandis que la période du Romantisme jusqu’à l’invention de l’art abstrait représente son adolescence.
Aujourd’hui, en Occident, nous arrivons au stade de pleine jeunesse de la créativité artistique. La musique, l’écriture, la peinture, le théâtre, la danse, la photographie deviennent des pratiques de plus en plus courantes parmi la population à tel point que l’on peut se demander si l’ancienne dualité vie familiale - vie professionnelle ne va pas voler en éclats avec le développement de la vie personnelle qui inclut cette composante artistique.
Souffrance et créativité artistique


Si la souffrance est déclenchée par une pénurie ou un excès que la créativité tente de résoudre, on comprend qu’il y ait un lien direct entre souffrance et créativité. La créativité représenterait la réponse à une souffrance pour lutter contre sa cause : le manque ou l’excès. On voit ainsi surgir un premier stade de la créativité artistique, qui résulte de l’expression de la souffrance : un cri, une plainte. À condition bien sûr que l’individu poursuive une activité volontaire dans un domaine déterminé. La stabilité productive à l’intérieur d’une souffrance constitue la première accession à la créativité.
De sorte que les incertitudes de filiations, les conflits familiaux ou nationaux, les maladies persistantes, les ruptures climatiques, l’exil, l’exercice de métiers instables sont le terreau, lorsqu’il y a rencontre avec une production artistique ou scientifique, de la créativité. Le rapprochement d’une façon nouvelle d’éléments différents est alors le fruit du hasard, provoqué simplement par la sincérité de l’être souffrant.
Cependant, la lutte contre la souffrance par la créativité peut s’avérer périlleuse. En effet, la production d’une nouveauté signifiante grâce à la créativité génère une satisfaction, un plaisir. Mais, elle ne résout d’aucune manière la souffrance. Elle ne résout pas la souffrance du passé car il n’y a pas nécessairement analyse de ce passé, et elle peut accroître la souffrance du présent car la reconnaissance sociale reste aléatoire. Sans une démarche très attentive, loin de produire un épanouissement, la créativité issue d’une souffrance peut orienter l’être vers le ressassement d’une plainte perpétuelle au gré d’une recherche de plaisir égotique.
La créativité ne devient thérapeutique que lorsqu’elle s’accompagne d’une démarche que l’on peut appeler de culture générale. La connaissance de plus en plus large du monde et de son histoire permet de savoir ce qui a déjà été fait - et qui n’est pas à refaire si l’on veut être créatif - mais aussi comment cela a été fait et par qui. Il en résulte l’émergence d’une analyse personnelle et sociale des origines qui libère l’être d’un passé individuel et collectif aliénant. Aujourd’hui, de nombreux artistes accèdent à un épanouissement grâce à la découverte de la vie des artistes qu’ils admirent, ce qui leur permet de réfléchir à leur propre histoire et de la comprendre.
Nous parvenons à une époque nouvelle où la créativité n’émerge plus seulement de la souffrance et de sa mise en spectacle plus ou moins révoltée, mais aussi d’un épanouissement. Les déplacements nécessaires à la créativité sont maintenant expérimentés par des artistes attentifs à revendiquer une histoire personnelle caractérisée par des progrès sensoriels et relationnels.
Le plaisir


La recherche du plaisir est l’une des motivations principales des êtres humains. Chacun a l’expérience de ces satisfactions dans l’instant présent qui paraissent favoriser toute l’existence. Cependant le plaisir implique une vigilance car il n’est pas un critère de sécurité pour le lendemain. L’erreur et l’excès nous guettent. Le plaisir est ainsi souvent accompagné d’un sentiment de risque, de frustration, voire de culpabilité.
Mais si la relation au plaisir reste fort variable d’une personne à l’autre, nous recherchons tous, plus ou moins discrètement, la diversification ou l’intensification de ses sources. Les plaisirs s’ajoutent à chaque nouvelle étape du développement individuel et collectif.
On peut définir chez les humains quatre grandes étapes chronologiques d’accession au plaisir : le plaisir sensoriel et affectif, le plaisir du jeu et de l’effort, le plaisir sexuel et amoureux et enfin le plaisir de la recherche. Bien entendu, chaque étape émerge après une lente préparation pendant les étapes qui la précèdent.
Le plaisir sensoriel et affectif s’acquiert de la conception aux premières années de la vie. Il s’agit des fondements de notre relation au monde et à autrui, transmis par la mère puis par la famille. C’est à ce moment que l’être construit sa jouissance d’exister, entièrement liée aux stimulations sensorielles et affectives. Les baisers et les caresses, les paroles douces et encourageantes, les félicitations chaleureuses, les manifestations de joie sont des sensations relationnelles qui viennent confirmer la pertinence des sensations procurées par le monde physique.
Ensuite, le plaisir du jeu et de l’effort ajoute à la sensorialité la pertinence du mouvement lié à des objectifs relationnels. Le jeu, le travail, le sport procurent au corps une satisfaction de l’action et de ses résultats. Ce moment se complexifie de l’âge de quatre-cinq ans jusqu’à douze-treize ans. Le langage y joue un rôle primordial.
Puis, à l’adolescence, survient le plaisir sexuel et amoureux. Il représente une synthèse des deux premiers plaisirs, en y ajoutant sa spécificité. Le partage sensuel avec une personne choisie augmente une fois de plus l’intensité de notre conscience du plaisir.
On pourrait penser que ces trois premières formes de plaisir suffisent à l’épanouissement humain. Ce serait oublier que le développement individuel ne s’effectue pas par simple reproduction des acquis collectifs, il est lui-même le résultat d’une exploration. L’individu, dès sa conception, part en exploration. Le meilleur apprentissage est celui qui valide les tentatives aventureuses de l’enfant autour de l’exemple proposé.
Ainsi, tout au long de l’acquisition des trois premiers plaisirs se développe un quatrième plaisir, que l’on pourra appeler plaisir de la recherche, qui devient prépondérant vers l’âge de 20-25 ans. Le plaisir de la recherche s’ajoute aux trois précédents mais il peut parfois les minimiser d’autant que l’acquisition d’une des étapes aurait rencontré des obstacles.
Aujourd’hui, le plaisir de la recherche est indispensable à l’épanouissement individuel et collectif, mais il ne joue pleinement son rôle que si aucun des trois premiers plaisirs n’est négligé. D’ailleurs, la première réalité du plaisir de la recherche est d’explorer les progrès possibles des trois premiers plaisirs.
Le plaisir de la recherche contribue à préciser les rôles familiaux et professionnels. Par rapport aux domaines du savoir, on s’aperçoit qu’il n’y a pas que les scientifiques qui exercent une recherche, mais qu’en fait, tout métier est une pratique de recherche.
Le plaisir de la recherche comprend plusieurs moments d’enthousiasme : celui où l’on trouve un sujet qui paraît fécond ou celui de la découverte, celui de l’avancée du travail, celui de la réalisation, et enfin celui de sa réception.
Plaisir et créativité artistique


C’est ici qu’il faut placer la créativité artistique. Elle est la conséquence du plaisir de la recherche appliqué à la production d’œuvres d’art. La pratique artistique se généralise parmi la population parce qu’elle est de nos jours l’un des moyens les plus complets et les plus accessibles de vivre le plaisir de recherche.
Bien entendu, comme pour tout autre plaisir, les dangers abondent. Le premier est de négliger l’un des trois premiers plaisirs, ce qui non seulement empêche l’émergence d’une découverte, mais aussi appesantit la démarche. La dévalorisation d’un ou plusieurs des trois premiers plaisirs ou la pratique excessive du quatrième sont les écueils à éviter.
Un autre danger est le désir impatient d’une reconnaissance sociale à travers la créativité. Le plaisir de la recherche nécessite de la part de l’artiste une écoute perspicace de la réception par autrui. Si la créativité, par définition, propose un objet qui n’est pas encore préhensible par autrui, il appartient à l’artiste de réaliser un dialogue pour un accueil progressif de son travail. Faute de quoi, sentiment d’incompréhension, amertume, et stagnation menacent.
Enfin, le troisième danger est le risque d’illusion. La difficulté de la créativité relève du principe même du développement humain : la transmission homogène à l’intérieur d’une communauté d’une représentation du monde et d’un fonctionnement collectif. L’éducation consiste à transmettre aux nouveaux venus les aptitudes acquises au fil du temps par leur communauté : sélections sensorielles, gestes et expressions, langage et écriture. Dès lors, l’exploration court toujours le risque de se ranger sous la docilité collective et, loin d’apporter une nouveauté radicale, elle peut se complaire dans les clichés.
L’intensité du plaisir de la créativité artistique est proportionnelle à sa rareté. Sortir des schémas collectifs qui nous imprègnent depuis l’enfance s’avère difficile. Nous sommes encore très éloignés du temps où nous connaîtrons des méthodes pour nous libérer des structures issues de notre histoire, et l’on peut penser que le plaisir de la créativité artistique, dont celui de l’écriture poétique, n’en est encore qu’à ses balbutiements.


Eugène Michel
Texte publié initialement dans la revue Lieux d’Etre, N° 39, hiver 2004

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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Sam 19 Sep - 21:14

المعاناة أم الإبداع

الكتابة معاناة في حد ذاتها ، في نشأتها ، وفي نشرها , وحتى لو كانت ذات منحى عاطفي بحت يتلصص إلى الذات المتقوقعة داخل أغلفة القلب والجسد ودون أن تتجاوزه ، لان فيها معاناة تخرج إلى الناس بصور واقعيه صادقه عن حالة إنسانيه متماثلة فيها من الواقعية والمباشرة ما يغني عن المماحكة البعيدة عن الممارسة .
وهذه المباشرة هي التي تبني للواقعية بناء في شارع الأمل والألم وفيها مكاشفة للذات بالذات تطرح عيوبها لاقتلاعها واجتثاثها من جذورها من خلال تميزها الإبداعي عند التعبير عن الانفعالات الانسانيه الصادقة ، وتختلف عن المماحكة التي تهدم قصورا شامخة لعدم قدرتها على خلق الفعل الإبداعي بأشكاله المعروفة في دواوين اللغة وحروفها , وتحت مسمى النقد قد نقتل مبدعا .
فالكتابة ليست ردود فعل مزاجيه في حالة الإبداع أو تقييمه بل إنها في الحالين فعل لمن يعيش ألفاظها ، كلمة كلمة ، وحرفا تلو حرف ولو كان الفعل الإبداعي ناقصا إلا انه يبقى محاولة إبداعيه دخلت معاناة المبادرة في نشوئها أو في انتشارها وبالتأكيد تكون المبادرة من المبدع أقوى للحالة الادبيه من مبادرة الناقد المحلل أيا كان الأسلوب النحوي الذي يستخدمه الناقد وهو يجري إصلاحاته المتنوعة في النصوص المعلنة عن المبادرة القوية التي تكون النوافذ الابداعيه وتخلق حالة رقي مع تراكمها وارتقائها .
من خلال هذا الفهم وحده وبقدر الصدق والشفافية أتعامل مع الكتابة في حدود المعاناة التي تسكب على اللغة مشاعر وأحاسيس تخلق ألفاظا جديدة تتوالد بعفويه مع اكتمال الموهبة ولا تختلف مع حرفية البلاغة اللغوية وقواعدها الثابتة .
المعاناة تبقى في مجملها واضحة عند احتلال وطن أو ضياع امرأة
الوطن / محتلا ، مجزئا ، قلت أو زادت موارده / هو الوطن بأهله وجغرافيته ... والمرأة في كل صورها : مشهورة أو مغمورة ، غنية أو فقيرة ، جميلة أو قبيحة ، هي / الأم ، والزوجة ، والابنة والصديقة ، والزميلة : المقاتلة ، الصادقة ، القوية ، الشر يفه ، المحافظة ، وهي نفسها قد تكون حالات مغايره لكل هذه القيم . تلك هي المعاناة التي أتفاعل معها ،وأعيش بها ولها برؤية ذاتيه قد تكون صائبة وقد تكون خاطئة ، لكنها تخصني ، والخصوصية حق مكتسب تؤكد عليه قوانين الحرية في كل زمان ومكان كما تقوم عليها شريعة الإبداع وان نتجت عنها / معاناة القهر والاضطهاد القمعي الرسمي وغير الرسمي ، لأنني بدون الحرية في التعبير عن المعاناة لا أمارس الإبداع بقدر ما أمارس وظيفة الكتابة كموظف على درجه يمنحني إياها أولي الأمر الأغبياء وأنا ارفض أن أكون موظفا في حقل الإبداع وهذا سر معاناتي كلها .
والمعاناة باقية مادامت الحياة باقية ...
ولكن هل يستمر الإبداع كما هي المعاناة مستمرة ..؟
سؤال هو بحجم الحياة ذاتها ، وإجابته غير وارده ، لان المدينة الفاضلة لم تظهر بعد ، ولان الحياة مستمرة إلى يوم البعث .

الكاتب / يسري راغب شراب
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MessageSujet: Re: ThÈme du mOis !!   Dim 20 Sep - 4:43

OUI AMIGO MAIS CE N'EST PAS UNE CONDITION LE FAIT D'ETRE MALHEUREUX POUR BIEN ÉCRIRE SINON NI VICTOR HUGO NI AHAMAD CHAWQI NE SERAIENT DES GRANDS POÈTES..
MOI JE SUIS POUR LA JOIE ET LE BONHEUR...ET JE CROIS SINCÈREMENT QUE LES BONS MOMENTS INCITENT PLUS 'A LA CRÉATION PAS LES MAUVAISES
JE PARLERAI EN DETAILS DE CELA QUAND JE SERAI CHEZ MOI
MERCIIIIIIII AMIGO

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