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 Thème du mois:Les genres littéraires

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Driss Boudhan
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MessageSujet: Thème du mois:Les genres littéraires   Jeu 1 Oct - 13:59

Pour ce mois,je me permets avec l'accord de nos amis Chama,Nacer et Chenouff de vous proposer de nous pencher sur les genres littéraires...la poésie,le théâtre,le roman,l'autobiographie,le lyrique,le dramatique,l'épique,l'épistolaire,le fantastique....

Je pense que cela nous servira de rappel et nous permettra de délimiter le domaine de chaque genre sans pour autant oublier qu'un bon écrivain est celui qui est capable de violer les barrières existantes entre ces différentes façons d'écrire...


Nos futurs bacheliers et littéraires pourraient aussi y trouver une aide précieuse à l'heure de lire et d'étudier un roman.

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Driss Boudhan
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MessageSujet: Re: Thème du mois:Les genres littéraires   Jeu 1 Oct - 14:34

Genre




La notion de genre littéraire n’existe pas au Moyen Âge, mais elle s’est formée à peu près à cette époque. C’est une division liée à la façon d’écrire de l’auteur, à l’aspect formel de son écriture.

Ainsi, le genre littéraire correspond en gros à la forme du texte, aux règles ou aux prescriptions qui régissent sa rédaction. On dit aujourd’hui, par exemple, que la poésie, même si elle ne rime pas, présente une forme différente du roman (lignes inégales, pages plus ou moins pleines, disposition spécifique, etc.) et que le roman est écrit en prose (ce qui n’était pas le cas au Moyen Âge), a une certaine longueur, est séparé en chapitres, etc.

Le genre est donc un ensemble de conventions que les auteurs peuvent respecter à différents degrés, mais qu’ils ne peuvent pas trop transgresser sous peine de devenir incompréhensibles – et donc de ne pas être lus. Des conventions, il n’en existe pas qu’en littérature : le cinéma en est rempli. Par exemple, un épisode noir et blanc dans un film en couleur représente un « flash-back » ; quand un personnage regarde dans des jumelles, du noir encercle l’écran ; la musique sinistre annonce un événement dramatique1 ; etc. Il en va ainsi également de la littérature : au théâtre, un acteur qui fait face à la salle et qui lui dit bien haut un secret n’est entendu que des spectateurs et non des autres personnages sur scène. De la même façon, en poésie, jusqu’à fin XIXe siècle, les personnages s’expriment en vers, ce dont personne n’a l’air de se rendre compte. Négliger ces conventions, ne pas en tenir compte à la lecture, c’est forcément ne pas comprendre le texte.

Le genre sert de point de référence en littérature. C’est lui qui donne des balises à la lecture, qui guide le lecteur dans son appréhension du texte littéraire. En effet, le lecteur a des attentes, lorsqu’il lit : quand on ouvre un roman, on s’attend à lire un roman – c’est aussi simple que cela. La mécanique du texte amène un acte de lecture particulier : on ne lit pas un article de journal comme un roman ni un poème comme une revue de pêche.

Les genres littéraires les plus courants aujourd’hui sont la poésie, le théâtre, le roman, l’essai (qui est souvent une catégorie fourre-tout) et la nouvelle.



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MessageSujet: Re: Thème du mois:Les genres littéraires   Jeu 1 Oct - 18:04

Merci Mon Ami pour le choix !


Un genre littéraire est un ensemble de caractéristiques de fond et de forme qui assurent à une production textuelle un certain type de décodage, une lecture intelligible. Les genres se redéfinissent constamment d'après la production d'une époque, suivant les oeuvres considérées comme typiques. Ils font le lien entre la diversité des procédés possibles (y compris l'approche des contenus) et les effets recherchés dans les circonstances. Ils créent des attentes tant de forme que de fond, et d'intention. Ils font une synthèse actuelle mais aussi une prospective de la lecture générale des oeuvres du moment. On aurait bien tort de croire à leur gratuité. Ce ne sont nullement des recettes artificielles. Leur lien avec chaque procédé évolue suivant les modèles du temps et en fonction des objectifs de l'écrivain. Comme pour la mayonnaise, pour que cela "prenne", il faut un dosage exact de chaque type de procédé. C'est une question de mesure.
Tout autre, en dépit des apparences, est la conception classique, et idéaliste, des genres. "Claudio Guillèn attributes the unreality of neoclassical poetics to the assumption that 'genres are sharply delimited objects out there'" (Claudio Guillèn, Literature as System, Princeton, 1971, p.128-9; cité par Fowler, p.27). Il s'ensuit, dans la théorie néoclassique des genres (aux XVIe-XVIIe siècles), que se généralisent des canons inappropriés. L'application de règles universelles (classiques) aux genres courants fut désastreuse en ce qui concerne, par exemple, les genres hérités du Moyen Age. Appliquer les unités aristotéliciennes aux chansons de geste ne peut avoir que des effets discriminatoires. Les critiques cessèrent d'apprécier les oeuvres médiévales, n'ayant même plus la liberté de concevoir qu'elles pouvaient avoir des règles bien à elles.
Cela ne veut pas dire que les critiques anglais ont été étroits d'esprit, cependant. "Some beauties yet, no precepts can declare, / For there's a happiness as well as care" (Pope, Essay on Criticism, 141-2; cité par Fowler, p.30). C'est la réaction habituelle. On constate l'étroitesse des règles et on la surmonte en les rejetant au nom du goût. Un impondérable. On jette le bébé avec l'eau du bain. Mieux vaut, selon nous, suivre de près l'évolution des règles et les ajuster en fonction des nouvelles situations, comme font les écrivains, que de renoncer à comprendre parce que les concepts sont trop classiques, inadéquats.

http://www.cafe.umontreal.ca/genres/g-intro.html#4
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hanane9
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MessageSujet: Re: Thème du mois:Les genres littéraires   Jeu 1 Oct - 18:07

Le roman
" Le roman n’a plus de cadre, il a envahi et
dépossédé tous les autres genres. Comme la
science, il est maître du monde... "
(Émile Zola,Le Naturalisme au théâtre, 1881)



De tous les genres littéraires abordés dans ce travail, le roman est le plus moderne. D’après ce qu’on a pu observer, il réunit la narration, les dialogues et les descriptions, trois caractéristiques qui le distinguent. En les considérant, on peut affirmer que son ancêtre phylogénétique demeure l’épopée, car elle comporte également une narration descriptive renfermant des dialogues. Ces deux genres partagent en outre l’étendue du propos et sa durée. De la tragédie, le roman garde surtout l’étendue du propos et sa durée. De la tragédie, le roman a surtout emprunté l’introspection et le regard lucide porté sur les mobiles de l’action.

Toutefois, le roman constitue un genre décadent en regard de l’épopée. En effet, la conscience du héros épique se rallie à un esprit collectif et ses valeurs sont transparentes, ce qui signifie qu’il connaît ses raisons de vivre. Au contraire, le héros de roman se retrouve avec un moi individuel, il cherche ses valeurs et doit lui-même trouver un sens à sa vie (Voir Le héros). Dans sa théorie sur le roman, Georges Luckacs soutient que le héros romanesque recherche des valeurs absolues dans un monde où elles sont dégradées. Don Quichotte de la Manche de Cervantès ou Le Père Goriot de Balzac restent les meilleurs exemples de cette situation. Il est donc un héros de la désillusion, ce qui explique peut-être le nombre effarant de suicides dans la littérature comme dans le monde réel. À ce propos, sur un total de 2 474 personnages, on dénombre 21 suicides dans l’œuvre de Balzac. En d’autres mots, cela équivaut à 849 suicidés sur une population de 100 000 personnes. Voilà des chiffres qui font frémir...

Ensuite, le héros romantique se démarque de héros du conte par un trait essentiel. Alors que le héros de conte accomplit un voyage phénoménologique à caractère initialique dans lequel les êtres évoluent à son contact, le héros problématique romanesque réalise un voyage à l’intérieur de lui-même dans lequel il évolue au contact des êtres et des choses (ce qu’on nomme le moi kaléidoscopique).
Finalement, le fourmillement de personnages au sein du roman donne l’impression de société. Les décors et les lieux relèvent de l’univers du lecteur, renforçant ainsi la réalité des personnages et rendant aussi vraisemblable le fait de pouvoir les croiser fortuitement lors de nos déplacements urbains. Ainsi, si je suis sur le boulevard Saint-Honoré à Paris, je ravive mes souvenirs de lecture et m’imagine que Restignac en a déjà foulé la chaussée d’un pas conquérant.

http://www.calma.qc.ca/lettre/
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MessageSujet: Re: Thème du mois:Les genres littéraires   Jeu 1 Oct - 18:52

Un thème très intéressant et sur le plan culture et sur le plan académique
Merci amigo pour le choix

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MessageSujet: Re: Thème du mois:Les genres littéraires   Jeu 1 Oct - 23:07



AUTOBIOGRAPHIQUE

Approche du genre : les trois radicaux grecs qui constituent le mot définissent l'autobiographie comme "l'écriture de sa propre vie". Peu répandu dans l'Antiquité, le genre éclôt vraiment avec l'humanisme occidental et la réhabilitation de l'individu (« Je suis moi-même la matière de mon livre », affirme Montaigne au début des Essais, qui constituent l'œuvre la plus authentiquement autobiographique... et la plus inclassable).
Formes dominantes :
Types de discours : narratif, descriptif.
La fonction expressive est évidemment dominante (je, moi) : mais si les réflexions, les sentiments concernent l'expérience personnelle, l'autobiographe n'a de cesse de prendre à témoin son lecteur auquel il donne le statut de témoin, juge ou confident, et obéit à une visée universelle qui le fait homme parmi les hommes.
La pacte de sincérité qui est à la base de l'entreprise autobiographique n'exclut pas une certaine manipulation, consciente ou non. L'auteur "transforme son expérience en destin" (Malraux), fournit des arguments propres à le déculpabiliser (Rousseau) ou cède au simple plaisir de raconter. Refusant plus ou moins la "littérature", il en donne enfin les plus éclatants exemples (Sartre).
Texte théorique :
Philippe Lejeune : Le pacte autobiographique.

Œuvres caractéristiques :
Confessions : racontant sa vie, l'auteur peut avouer ses erreurs et chercher à les justifier (saint Augustin, J.J. Rousseau).
Journal intime : l'auteur confie au jour le jour à ses carnets anecdotes et réflexions (A. Gide, J. Green).
Mémoires : l'auteur est conscient d'avoir joué dans l'Histoire un rôle digne d'être rapporté (Chateaubriand : Mémoires d'outre-tombe) et décide de fondre son "misérable tas de secrets" dans ce par quoi il rejoint les mythes universels (A. Malraux : Antimémoires). Il choisit au contraire de dénoncer sa légende (J.P. Sartre : Les mots).
Autoportraits : l'auteur part à la recherche de soi à travers une trame non linéaire où, à la manière d'un puzzle, se dessine peu à peu sa personnalité (M. Leiris : L'âge d'homme ; R. Barthes : Roland Barthes par lui-même).
"Autofiction" : le terme a été inventé par Serge Doubrovski (Fils, 1977). Désigné clairement comme "roman", le récit de vie confond néanmoins auteur et personnage, au contraire du roman autobiographique qui met en scène des personnages au nom fictif (J. Vallès : L'Enfant).
Exemple :
le solennel pacte autobiographique du préambule des Confessions de J.J. Rousseau :


Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme ce sera moi.
Moi seul. Je sens mon cœur et je connais les hommes. Je ne suis fait comme aucun de ceux que j'ai vus ; j'ose croire n'être fait comme aucun de ceux qui existent. Si je ne vaux pas mieux, au moins je suis autre. Si la nature a bien ou mal fait de briser le moule dans lequel elle m'a jeté, c'est ce dont on ne peut juger qu'après m'avoir lu.
Que la trompette du jugement dernier sonne quand elle voudra ; je viendrai, ce livre à la main, me présenter devant le souverain juge. Je dirai hautement : voilà ce que j'ai fait, ce que j'ai pensé, ce que je fus. J'ai dit le bien et le mal avec la même franchise. Je n'ai rien tu de mauvais, rien ajouté de bon, et s'il m'est arrivé d'employer quelque ornement indifférent, ce n'a jamais été que pour remplir un vide occasionné par mon défaut de mémoire ; j'ai pu supposer vrai ce que je savais avoir pu l'être, jamais ce que je savais être faux. Je me suis montré tel que je fus, méprisable et vil quand je l'ai été, bon, généreux, sublime, quand je l'ai été: j'ai dévoilé mon intérieur tel que tu l'as vu toi-même. Être éternel, rassemble autour de moi l'innombrable foule de mes semblables; qu'ils écoutent mes confessions, qu'ils gémissent de mes indignités, qu'ils rougissent de mes misères. Que chacun d'eux découvre à son tour son cœur au pied de ton trône avec la même sincérité ; et puis qu'un seul te dise, s'il l'ose : Je fus meilleur que cet homme-là.


source: site magister.com
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MessageSujet: Re: Thème du mois:Les genres littéraires   Jeu 1 Oct - 23:13



COMIQUE

Approche du genre : le mot "comique" (du grec kômos, fête carnavalesque et rurale en l'honneur deDionysos) désignait dans l'Antiquité toute pièce de théâtre. A partir du XVII° siècle, il qualifie les œuvres essentiellement théâtrales (les comédies) qui s'opposent à la tragédie dans leur finalité, qui est le rire, et leur dénouement heureux. Le registre comique s'applique à des sujets ordinaires, traités dans un style familier, où souvent domine l'intention satirique et morale : la comédie "châtie les mœurs en riant", tournant en ridicule des caractères ou des vices à la mode.
Formes dominantes :
Types de texte : théâtral, narratif.
comiques de caractère (personnages pittoresques en proie à une passion), de situation (imbroglio, quiproquos), de mots (calembours), de mœurs (satire sociale).
registres : burlesque, héroï-comique, ironique, satirique.
le rire est provoqué par la dénonciation caricaturale des ridicules et par l'expression mécanisée d'une passion.
Textes théoriques :
Aristote : Poétique - Molière : L'Impromptu de Versailles, Critique de L'Ecole des Femmes - N. Boileau : Art poétique - V. Hugo : Préface de Cromwell - H. Bergson : Le Rire - Ch. Mauron : Psychocritique du genre comique.
Œuvres caractéristiques :
la comédie de mœurs tourne en dérision un travers à la mode (Molière, Tartuffe),
la comédie d'intrigue est davantage occupée par la conduite de l'action (P. Corneille : L'Illusion comique) et les jeux de scène (quiproquo, imbroglio de la commedia dell'arte ; vaudeville : Labiche, Feydeau),
la comédie de caractères dépeint les ravages d'une passion (Molière, L'Avare).
la farce, héritée du Moyen-Age, où elle était destinée à servir d'entracte aux mystères religieux (La farce de Maître Pathelin), est une pièce bouffonne qui, dans une intrigue stéréotypée, met en scène des personnages populaires au langage grossier (Molière, La Jalousie du Barbouillé) ; la sotie (XV° siècle) ajoute à ces procédés une attaque hardie contre les pouvoirs établis.
saynètes, sketches (R. Devos), intermèdes, divertissements sont des genres libres et variés.
la parodie (Scarron : Le Virgile travesti) caricature une œuvre d'art dans une intention burlesque ; le pastiche (M. Proust : Pastiches et mélanges), dans une intention plus fine, imite les traits caractéristiques du style d'un écrivain.
dans le roman, le registre comique prend diverses formes : héroï-comique (Rabelais, Gargantua), pittoresque (Scarron, Roman comique ; Maupassant, Contes normands).
Exemple :
une comédie de mœurs : voyez la scène VI de L'Île des Esclaves de Marivaux.
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Driss Boudhan
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MessageSujet: Re: Thème du mois:Les genres littéraires   Sam 3 Oct - 14:18

Qu’est-ce qu’un roman?

C’est Theodor Fontane, romancier allemand, qui en donne une définition en 1875, définition qui vaut toujours aujourd’hui: «Un roman doit nous raconter une histoire à laquelle nous croyons.» Depuis que le genre humain existe, il a toujours aimé les histoires. Les épopées et les antiques légendes des dieux, écrites en vers, n’ont-elles pas constitué la plus noble des formes littéraires? Trois millénaires après l’Iliade et l’Odyssée, le roman Ulysse de James Joyce a retenu l’attention et l’admiration du monde moderne.

Le roman a longtemps eu la vie difficile. En Europe et pendant plusieurs époques, il n’avait pas bonne réputation. «Le terme vient de l’ancien français: au XIIe siècle, on appelait “roman” les récits populaires qui n’étaient pas rédigés en latin, langue des clercs, mais en lingua romana, la langue vernaculaire parlée dans le peuple.»

Jusqu’au XVIIIe siècle, le roman passa aux yeux des lettrés pour un genre vulgaire et subalterne, une littérature de bas étage et sans aucune valeur artistique, comparativement à la poésie et au théâtre. L’Église le voyait d’un très mauvais œil parce qu’il détournait les fidèles de la lecture d’œuvres pieuses.

Les protestations moralisantes ont cependant eu peu d’effet car de plus en plus de gens savaient lire et n’entendaient pas se laisser imposer leurs lectures. Les romanciers prirent progressivement conscience de leur importance et de leur valeur; ils racontèrent bientôt des histoires ambitieuses et exigeantes. Le roman Robinson Crusoe de Daniel Dafoe devint le premier best-seller international.

Goethe connut un succès retentissant en 1774 avec Les Souffrances du jeune Werther. Au XIXe siècle, le roman devint la discipline royale des lettres avec Balzac, Flaubert, Zola, Dickens, Fontane, Tolstoï ou Dostoïevski. Au XXe siècle, le roman devient plus exigeant envers le public. «Le “roman intérieur” à la Virginia Woolf ou à la James Joyce se révèle un voyage dans le cerveau des créatures comme vous et moi, incluant la trivialité quotidienne de ses soucis et de ses espérances.»

Selon Joachim Scholl, les romans actuels ressemblent bien souvent à cette époque qui est la nôtre: ils sont égoïstes, contradictoires et chaotiques. Mais c’est précisément ce qui les rend fascinants. Malgré les bizarreries et les contorsions de maints romans modernes, les lecteurs persévèrent. «Aucun autre genre littéraire n’est autant apprécié: (…) les chiffres des tirages et des ventes attestent, chez le public, une véritable fringale d’histoires que seul le roman peut satisfaire. On en écrit et on en écrira encore beaucoup.»

C’est ce qui rend difficile la tâche de faire une sélection de 50 ouvrages incontournables. Joachim Scholl s’est vu imposer une mission impossible et a été forcé de limiter son choix à un corpus essentiellement occidental. Il présente ses excuses aux passionnés des littératures africaines, asiatiques, sud-américaines (avec l’exception de Garcia Marquez), indienne et australienne. Il a dû renoncer aussi aux romans policiers, au fantastique et à la littérature pour la jeunesse. Fifi Brindacier, L’Histoire sans fin et Solaris constituent les seules exceptions à cette règle.

Quels critères Joachim Scholl s’est-il imposés? «Il fallait des romans qui se soient dépassés eux-mêmes, c’est-à-dire qu’ils aient acquis une popularité transcendant les frontières de leur genre.» Voici les dix titres qui figurent en tête de liste du palmarès établi par Scholl: Lord Jim de Joseph Conrad, Les Buddenbrook de Thomas Mann, À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, Le Sujet de Heinrich Mann, Le Brave Soldat Chvéïk de Jaroslav Hasek, Ulysse de James Joyce, La Conscience de Zeno d’Italo Sveno, Les Faux-Monnayeurs d’André Gide, Le Procès de Franz Kafka et Mrs. Dalloway de Virginia Woolf.

Parmi les quarante autres titres primés, on retrouve L’Amant de Lady Chatterley (D.H. Lawrence), Tropique du Cancer (Henry Miller), Auto-da-fé (Elias Canetti), Lolita (Vladimir Nabokov), Sur la route (Jack Kerouac), Une journée d’Ivan Denissovitch (Alexandre Soljenitsyne), Cent ans de solitude (Gabriel Garcia Marquez), Le Monde selon Garp (John Irving), Le Nom de la rose (Umberto Eco) et Les Enfants de minuit (Salman Rushdie).

L’ouvrage de Joachim Scholl présente chaque titre en quatre ou cinq pages, fournit un portrait de l’auteur et, le cas échéant, une photo tirée de l’adaptation cinématographique de l’œuvre en question.

On a droit aussi à une fiche technique sur la vie et l’œuvre de l’auteur, ainsi qu’à une bibliographie. En annexe, on nous offre un petit glossaire de la critique littéraire, une description des principaux prix littéraires nationaux et internationaux, ainsi que la liste des Prix Nobel de littérature (1901-2005).

Joachim Scholl, Les plus grands romans du xxe siècle, traduit de l’allemand par Denis-Armand Canal, Éditions de La Martinière, Paris, 280 pages.



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MessageSujet: Re: Thème du mois:Les genres littéraires   Sam 3 Oct - 14:29

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Résumé:

Cent Ans de solitude relate l'histoire de la famille Buendia sur six générations, dans le village imaginaire de Macondo. Ce village est fondé par plusieurs familles, conduites par José Arcadio Buendia et Ursula Iguarán, un couple de cousins qui se marièrent, pleins d'appréhension et de craintes dues à leur parenté et au mythe existant dans la région, qui disait que leur descendance pourrait naître avec une queue de cochon. Malgré cela, il eurent trois enfants : José Arcadio, Aureliano et Amaranta (prénoms qui se répèteront aux générations suivantes). José Arcadio, le fondateur, est la personne qui dirigera et enquêtera sur les nouveautés qu'apportent les gitans au village, et il terminera sa vie attaché à l'arbre où arrive le fantôme de son ennemi, Prudencio Aguilar avec lequel il dialogue. Ursula est la matriarche de la famille, qui vit durant plus de cent ans, s'occupant de la famille et du foyer.
Le village va peu à peu s'étendre et avec cet accroissement arrivent des habitants venant de l'autre côté du marécage (terrain qui entoure et isole le village de l'extérieur, comme c'est le cas pour Aracataca). Avec eux, l'activité commerciale et la construction se développent à Macondo. Malheureusement, apparaissent aussi la peste de l'insomnie et la peste de l'oubli. La perte de mémoire oblige les habitants à inventer une méthode pour se souvenir des choses et Aureliano commence à étiqueter tous les objets pour se rappeler leur nom ; cependant, cette méthode commence à faillir quand les personnages oublient la lecture. Jusqu'au jour où revient Melquíades (le chef des gitans et ami de José Arcadio) avec une boisson pour rétablir la mémoire de manière immédiate. En remerciement, il est invité à rester vivre dans la maison.
Quand la guerre civile éclate, la population prend une part active au conflit en envoyant une armée de résistance dirigée par le colonel Aureliano Buendía (second fils de José Arcadio) lutter contre le régime conservateur. Pendant ce temps, au village, Arcadio (petit-fils du fondateur et fils de Pilar Ternera et José Arcadio) est nommé chef civil et militaire par son oncle et se transforme en un dictateur brutal, qui est fusillé quand le conservatisme reprend le pouvoir.
La guerre continue et la vie du colonel est sauvée en plusieurs occasions, jusqu'au jour où fatigué de lutter sans raison, il signe un traité de paix qui durera jusqu'à la fin du roman. Après avoir signé le traité, Aureliano se tire une balle dans la poitrine, mais il survit. Plus tard, il retourne à la maison, s'éloigne de la politique et se consacre à la fabrication de petits poissons en or, enfermé dans son atelier d'où il sort uniquement pour les vendre.
Aureliano Triste, l'un des dix-sept enfants du colonel Aureliano Buendia, installe une fabrique de glace à Macondo, laisse le commerce à son frère Aureliano Centeno et s'en va du village avec l'idée d'amener le train. Il revient peu de temps après, remplissant sa mission, laquelle génère un grand développement, avec le train, arrive aussi le télégraphe, le gramophone et le cinéma. Le village se convertit alors en un centre d'activité dans la région, attirant des milliers de personnes de différents lieux. Quelques étrangers récemment arrivés établissent une plantation de bananes près de Macondo. Le village prospère jusqu'à l'apparition d'une grève à la plantation bananière ; pour en finir avec elle, l'armée nationale est présente et les travailleurs qui protestent sont assassinés et jetés à la mer.
Après le massacre des ouvriers de la bananeraie, le village fut assailli par les pluies qui durèrent quatre ans, onze mois et deux jours. Ursula dit qu'elle attend la fin du déluge pour enfin mourir. Naît Aureliano Babilonia, le dernier membre de la lignée Buendia (d'abord appelé Aureliano Buendia, jusqu'à ce qu'on découvre grâce aux parchemins de Melquiades que le nom de son père est Babilonia). Quand les pluies cessent, Ursula meurt et Macondo reste desolé.
La famille se voit réduite et à Macondo, on ne se souvient déjà plus des Buendia ; Aureliano se consacre au déchiffrement des parchemins de Melquiades dans son laboratoire, jusqu'à ce que revienne de Bruxelles sa tante Amaranta Ursula, avec laquelle il a une liaison. Amaranta Ursula tombe enceinte et a un enfant qui à la naissance a une queue de cochon ; elle meurt vidée de son sang après l'accouchement. Aureliano Babilonia, désespéré, sort dans le village appelant de porte en porte, mais Macondo est alors un village abandonné et il rencontre seulement un cantinero qui lui offre de l'eau de vie, il reste dormir. À son réveil, il se souvient de son nouveau né et court le chercher, mais à son arrivée, il se rend compte que des fourmis sont en train de le manger.
Aureliano se rappelle que c'était prédit dans les parchemins de Melquiades et termine de déchiffrer l'histoire des Buendia qui était déjà écrite à l'avance, se rendant compte en les lisant, que sa propre histoire s'achève là et avec lui, l'histoire de Macondo.

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MessageSujet: Re: Thème du mois:Les genres littéraires   Mar 6 Oct - 12:08

Bonsoir à tous,

En complémentaité avec les articles pécédents:(J'ai choisi d'être concise pr un
souci de clarté).

Les genres littéraires se répartissent en 3: -les genres narratifs.
-Les genres dramatiques .
-Les genres ou formes poétiques.
1/ Les genres narratifs:

Très répandus, ils prennent des formes multiples et puisent dans différentes sources: l'engagement moral et politique,la recherche du nouveau,du
fantastique,l'histoire, la fiction ,la mémoire individuelle ou collective.
C'est un genre toujours en devenir.

Tous les texte narratifs racontent une histoire, un événement,une action.Ils
répondent à des choix d'écriture et d'invention qui varient selon:
-l'époque.
-la forme.
-le registre.
-le sujet / thème.

Ces formes narratives sont:

Le conte.
L a nouvelle.
Les oeuvres romanesques qui sont les plus longs du genre narratif,en prose.
ce genre peut être écrit à la -3ème personne(cas le plus répandu)
-Exceptionnellement à la 2ème personne.
-A la 1ère personne (je) quand il s'agit:
a/d'une autobiographie.
b/d'un roman autobiographique.
c/d'un roman épistolaire.
d/d'un journal intime,de mémoires,de confessions.

A suivre.
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saidani miloudi
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MessageSujet: Re: Thème du mois:Les genres littéraires   Mar 6 Oct - 12:30

un très bon exposé ;Chama.
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MessageSujet: Re: Thème du mois:Les genres littéraires   Mar 6 Oct - 13:20

Bonsoir M.SAIDANI,

Ravie que tu aies apprécié ma simple contribution,Je l'ai voulue
moins consistante,moins barbante et plus légère à consommer.

merci pour le passage.
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Driss Boudhan
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MessageSujet: Re: Thème du mois:Les genres littéraires   Mar 6 Oct - 14:26

Merci pour la petite synthèse de l'introduction à ce large thème.
C'est vrai que cela aide à avoir une idée générale et simple du thème...

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MessageSujet: Re: Thème du mois:Les genres littéraires   Mar 6 Oct - 16:18

Bonsoir Driss,

En effet, J'ai pensé à ceux qui n'ont pas suffisamment de temps pour
tt lire et surtout aux étudiants qui ont du mal digérer et assimiler des
articles très longs . des notes ciblées,des synthèses seraient plus
profitables .
Merci Driss pour ton passage.
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Driss Boudhan
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MessageSujet: Re: Thème du mois:Les genres littéraires   Mar 6 Oct - 16:27

En effet Chama!!
Et c'est vraiment à remercier une seconde fois.
D'ailleurs l'objectif du thème est d'abord didactique....pour nous tous aussi.
Encore merci!!

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MessageSujet: Re: Thème du mois:Les genres littéraires   Mar 6 Oct - 20:14

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Avons-nous donc commis une action étrange?
Explique, si tu peux, mon trouble et mon effroi:
Je frissonne de peur quand tu me dis: "Mon ange!"
Et cependant je sens ma bouche aller vers toi.
Ne me regarde pas ainsi, toi, ma pensée!
Toi que j'aime à jamais, ma soeur d'élection,
Quand même tu serais un embûche dressée
Et le commencement de ma perdition!"
Delphine secouant sa crinière tragique,
Et comme trépignant sur le trépied de fer,
L'oeil fatal, répondit d'une voix despotique:
- "Qui donc devant l'amour ose parler d'enfer?
Maudit soit à jamais le rêveur inutile
Qui voulut le premier, dans sa stupidité,
S'éprenant d'un problème insoluble et stérile,
Aux choses de l'amour mêler l'honnêteté!
Celui qui veut unir dans un accord mystique
L'ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour,
Ne chauffera jamais son corps paralytique
A ce rouge soleil que l'on nomme l'amour!
Va, si tu veux, chercher un fiancé stupide;
Cours offrir un coeur vierge à ses cruels baisers;
Et, pleine de remords et d'horreur, et livide,
Tu me rapporteras tes seins stigmatisés...
On ne peut ici-bas contenter qu'un seul maître!"
Mais l'enfant, épanchant une immense douleur,
Cria soudain: - "Je sens s'élargir dans mon être
Un abîme béant; cet abîme est mon coeur!
Brûlant comme un volcan, profond comme le vide!
Rien ne rassasiera ce monstre gémissant
Et ne rafraîchira la soif de l'Euménide
Qui, la torche à la main, le brûle jusqu'au sang.
Que nos rideaux fermés nous séparent du monde,
Et que la lassitude amène le repos!
Je veux m'anéantir dans ta gorge profonde,
Et trouver sur ton sein la fraîcheur des tombeaux!"
- Descendez, descendez, lamentables victimes,
Descendez le chemin de l'enfer éternel!
Plongez au plus profond du gouffre, où tous les crimes,
Flagellés par un vent qui ne vient pas du ciel,
Bouillonnent pêle-mêle avec un bruit d'orage.
Ombres folles, courez au but de vos désirs;
Jamais vous ne pourrez assouvir votre rage,
Et votre châtiment naîtra de vos plaisirs.
Jamais un rayon frais n'éclaira vos cavernes;
Par les fentes des murs des miasmes fiévreux
Filtrent en s'enflammant ainsi que des lanternes
Et pénètrent vos corps de leurs parfums affreux.
L'âpre stérilité de votre jouissance
Altère votre soif et roidit votre peau,
Et le vent furibond de la concupiscence
Fait claquer votre chair ainsi qu'un vieux drapeau.
Lion des peuples vivants, errantes, condamnées,
A travers les déserts courez comme les loups;
Faites votre destin, âmes désordonnées,
Et fuyez l'infini que vous portez en vous!



Charles Baudelaire(2ème partie)


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MessageSujet: Re: Thème du mois:Les genres littéraires   Jeu 8 Oct - 17:31

Bonsoir à tous,

Thème du mois: Les genres littéraires.

Je vais revenir sur les dfférentes formes du genre narratif pour
essayer de les identifier les unes par rapport aux autres et ce,dans un souci
de clarté,de simplicité mais tjrs de manière concise.
1- Le conte:A l'instar de la fable,le conte a ses origines dans la tradition orale
et populaire.Son narrateur est tjrs présent dans le texte.Son histoire est située
dans un univers éloigné aussi bien dans l'espace que ds le temps( pouvant être
irrééls parfois).quant aux personnages du conte,ils sont souvent dotés de pou-
voirs extraordinaires. Il a une fonction morale( chez Perrault) ou philosophique
(chez Voltaire).

2- La nouvelle: Contrairement au conte,elle puise dans la réalité et vise le
vraissemblable.Même lorsque la nouvelle relate une situation insolite(ex.de la
nouv.fantastique),elle reste ancrée dans le réél.
Ce qui la caractérise par rapport au roman: sa densité,sa concision,son
cadre resserré,un nombre de personnages très réduit une action concentrée
et enfin,une chute(= dénouement) surprenante,inattendue.

3-Les genres romanesques:
Le roman est le plus long des genres narratifs et peut prendre des formes
différentes comme il été déjà signalé plus haut.

a/ Le roman épistolaire ou le roman par lettres : apparu au 17ème s,il se déve-
loppa au 18ème s ,plus particulièrement aevc Montesquieu,J.J.Rousseau et Laclos.
C'est un récit discontinu car il est constitué de lettres échangées entre des pers-
sonnages qui expriment tour à tour leurs idées,émotions,joie etc...


A suivre.
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MessageSujet: Re: Thème du mois:Les genres littéraires   Ven 9 Oct - 7:50

En ce qui concerne le dernier genre,je tiens à vous conseiller de lire "Correspondance ouverte" des marocains Ghita El Khayat et Abdelkbir Khatibi.
Merci Chama!

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MessageSujet: Re: Thème du mois:Les genres littéraires   Ven 9 Oct - 8:23

Salut ,

Merci à toi aussi Driss pour l'information et pour le passage.
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MessageSujet: Re: Thème du mois:Les genres littéraires   Ven 9 Oct - 12:34

Oui j'ai lu ce travail ..c'est Driss qui me l'a filé..il est bien ..allahyarham abdelkbir

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MessageSujet: Re: Thème du mois:Les genres littéraires   Mar 13 Oct - 17:55

Les genres romanesques: (Fin)

b/Le roman autobiographique est un récit continu en narration ulté-
rieure qu'il ne faut pas confondre avec L'autobiographie:
Dans le roman autobiographique comme dans l'autobiographie le
narrateur raconte sa propre histoire(à la 1ère pers).C'est un point com-
mun qui les rapproche.La différence ,c'est que dans un roman autobiog.,
le narrateur et un personnage fictif,sans existence réélle,c'est le fruit de
l'imagination de l'auteur.Dans l'autobiographie le narrateur est une personne réélle. Il est le héros prin-
cipal et aussi l'auteur,càd , le narrateur= le héros principal= l'auteur.
c/Le journal intime,l'essai rentrent dans cette catégorie (cf articles
précédents).
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MessageSujet: Re: Thème du mois:Les genres littéraires   Jeu 15 Oct - 14:41

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MessageSujet: Re: Thème du mois:Les genres littéraires   Dim 8 Nov - 16:35

لقد مر أكثر من شهر ولم تعلنوا عن اموضوع الشهر الجديد لا أعرف لماذا
وفي هذا الاطار أستسمحكم في اقتراع الموضوع التالي
فريد الأنصا ري انسانا....شاعرا....عالما
ولكم الكلمة
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MessageSujet: Re: Thème du mois:Les genres littéraires   Dim 8 Nov - 16:37

Notre ami Med me l'a proposé le vendredi dernier.
Je trouve que c'est un thème assez intéressant et j'approuve sa proposition.

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Thème du mois:Les genres littéraires
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